Le tabagisme chez les ado

Les jeunes sont de plus en plus nombreux à fumer : 30 % des 12-19 ans fument ! Les risques liés au tabagisme sont pourtant multiples, surtout pour les fumeurs de longue durée, qui commencent « jeunes ». Quelques pistes pour sensibiliser votre ado au problème, sans le braquer…

Etat des lieux

60 000 fumeurs décèdent chaque année de maladies liées au tabac. Pendant ce temps, les jeunes fument leur première cigarette : ils sont près de 30 % à fumer entre 12 et 19 ans et, depuis quelques années, les filles fument davantage que les garçons. Or, il faut savoir que, plus on commence à fumer tôt et plus les risques de complication graves sont importants : le cancer du poumon et les troubles cardio-vasculaires représentent les principales causes de décès chez les fumeurs de longue date. Mais, à côté de ces affections graves, la nicotine a bien d’autres effets nocifs sur la santé générale. Le tabac fait très mauvais ménage avec la pilule et réduit la fertilité. La nicotine est aussi la cause de désagréments physiques non négligeables puisqu’elle ternit le teint, diminue l’odorat et le goût, donne une voix rauque, jaunit les doigts et les dents. Et puis le fumeur n’est pas le seul en jeu dans cette affaire, puisque le tabagisme passif fait également des ravages, entraînant 2500 à 3500 morts par an.

Le tabagisme chez nos ados…

Comment le mettre en garde?
Il ne sert à rien de mener une prévention musclée : les interdits sont au contraire le meilleur moyen de susciter, chez l’adolescent, des désirs de provocation. La meilleure solution ? Instaurer un climat de confiance qui permette à l’ado de prendre lui-même l’initiative d’arrêter de fumer… ou de ne pas commencer ! Dans le premier cas, expliquez-lui qu’il n’est jamais trop tard pour s’arrêter car les effets néfastes de la fumée sur les poumons sont réversibles. Indiquez-lui aussi que, contre la dépendance physique, des aides « matérielles » – patchs et gommes – sont à sa disposition pour compenser le manque de nicotine. Mais qu’il faudra aussi apprendre à se débarrasser de certains automatismes comme la cigarette du midi avec le café et qu’un psychologue pourra le soutenir dans cette épreuve. Quoiqu’il en soit, évitez toujours de dramatiser et gardez à l’esprit que la cigarette fait aussi partie des comportements provocateurs de l’adolescent, qui s’atténuent dès qu’il se sent plus sûr de lui.