Quelle(s) protection(s) choisir contre l’incontinence urinaire ?

1. Incontinence : définition et conséquences sociales

Selon un rapport du ministère de la santé, publié en 2007, plus de 3 millions de Français seraient concernés par l’incontinence. D’emblée il convient de chasser les idées reçues. Si le vieillissement augmente les risques, il n’en demeure pas moins que ce handicap peut affecter tous les âges de la vie et tous les publics, que l’on songe aux enfants, aux femmes ou encore aux hommes.

Du point de vue médical, l’incontinence est définie comme un écoulement ou une émission de matière excrémentielle, liquide ou solide, qui survient de manière involontaire. Toutefois, Il est fait le plus souvent référence à l’incontinence urinaire. Il en existe deux types. L’incontinence dite « d’effort » et l’incontinence dite « d’impériosité ». La première est liée à une faiblesse des muscles du périnée et du sphincter urinaire, laquelle en maintenant la vessie fermée, empêche l’écoulement naturel de l’urine. Elle survient généralement lors d’un effort physique. La seconde est caractérisée par des envies pressantes, qu’il est impossible de réprimer. Par ailleurs, l’incontinence anale ou fécale constituent aussi un handicap important qui fait l’objet de protections appropriées. Celle-ci peut être passagère ou de « trop plein ».

Ces différents troubles ont des conséquences sociales évidentes : perte d’emploi, isolement, sentiment de honte, problèmes de scolarisation pour les enfants, etc. Cependant, il existe aujourd’hui des protections qui permettent de mieux vivre avec cet handicap.

2. Les critères de choix d’une protection contre l’incontinence urinaire.

De nombreuses solutions efficaces existent sur le marché, ce qui rend parfois difficile le choix de la protection la plus adaptée.
Certains critères permettent toutefois de la cibler plus facilement. Il s’agit du degré d’autonomie, de la morphologie et du degré d’incontinence. L’on pourra rajouter l’apparence ou, encore, le prix.

A. Le degré d’autonomie.

Il existe une corrélation entre le degré d’autonomie et le type de protection à utiliser. Les personnes indépendantes, ayant la capacité de se rendre seules aux toilettes, n’utiliseront pas les mêmes protections que celles qui requièrent une aide.

B. La morphologie.

Certaines protections sont plus adaptées à certaines morphologies que d’autres. A cet égard, les protections se déclinent selon que l’on soit un homme, une femme, ou un enfant. Elles sont également conçues pour répondre à la diversité des corpulences. Dans cette perspective, le tour de taille est déterminant pour déterminer la protection la plus confortable.

C. Le degré d’incontinence.

Il existe plusieurs degrés d’incontinence urinaire. L’incontinence légère se caractérise par la perte de quelques gouttes. L’incontinence modérée peut résulter d’une perte de quelques gouttes ou d’un jet d’un volume inférieur à 200 ml. L’incontinence forte est le cas d’une fuite d’un volume supérieur à 200 ml.

D. Apparence et prix.

Certaines protections apparaissent plus discrètes que d’autres et seront privilégiées lors d’activités en public par exemple. Le prix est également un facteur important compte tenu du caractère onéreux de certaines protections.

Ces différents critères doivent être mis en perspective avec les types de protection qui existent sur le marché.

3. Les types de protection.

Deux grandes catégories de protection sont distinguées. La première catégorie rassemble des dispositifs médicaux. La seconde catégorie concerne les produits absorbants plus connus sous
l’appellation de « protections » ou « couches » pour adultes.

A. Les dispositifs non absorbants.

Les principaux dispositifs non absorbants sont les étuis péniens, les sondes verticales d’auto-sondage et les poches collectrices. Ils sont plutôt destinés à l’incontinence modérée à sévère. L’étui pénien est quant à lui destiné aux hommes.

B. Les dispositifs absorbants.

On trouve dans cette catégorie des dispositifs qui conviennent à tous les types d’incontinence. La capacité d’absorption détermine la protection la plus appropriée.

– En matière d’incontinence légère, l’on s’orientera vers les protections qui offrent une capacité d’absorption d’un volume inférieur à 500 ml. Il s’agit principalement de protections
s’apparentant aux serviettes périodiques ou aux protèges-slips.

Pour l’incontinence modérée ou lourde, les dispositifs varient entre une capacité d’absorption allant de 500 ml à plus de 2000 ml. Cette catégorie de produits rassemble les changes complets, les protections avec ceinture, les protections anatomiques, les slips absorbants et les alèses.

Il convient de préciser que ces différents produits peuvent être à usage unique ou bien réutilisables.

Pour conclure, le choix d’une protection contre l’incontinence urinaire est largement tributaire du degré d’incontinence et du contexte de son utilisation. Que l’on pense au moment (jour ou nuit), au lieu (public ou privé), au degré d’autonomie (assisté(e) ou autonome), il n’est pas une protection commune à toutes les situations, mais un ensemble de solutions qui permettent de s’adapter à chaque situation.